Songs, Sex and Serge

Dès “L’eau à la bouche“, son premier grand succès sorti en 1960, Serge Gainsbourg teinte ses textes virtuoses d’érotisme. Quatre ans plus tard, “Couleur café“ suggère habilement la métaphore sexuelle sur fond de percussions lascives et de double-sens textuels.

À l’aube de la révolution sexuelle des années 1960, les chansons de Serge Gainsbourg deviennent de plus en plus explicites. Inspiré par sa nouvelle muse Jane Birkin, Gainsbourg provoque en 1969 un scandale médiatique avec les halètements suggestifs de sa compagne dans “Je t’aime… Moi non plus“. Malgré les foudres du Vatican, le single co-crédité au couple Jane Birkin et Serge Gainsbourg est classé numéro dans plusieurs pays d’Europe. Il deviendra le plus grand succès international de la carrière de Gainsbourg.

On retrouve Jane Birkin dans “69 année érotique“, puis dans “L’hôtel particulier“, extrait d’Histoire de Melody Nelson. Dans ce chef-d’œuvre paru en 1971, elle incarne le personnage et objet du désir de Melody Nelson. Inspiré d’une maison close parisienne, “L’hôtel particulier“ abrite ses amours avec le narrateur du récit, interprété par Serge Gainsbourg.

Après Jane Birkin, c’est au tour de Bambou de devenir la muse de Serge Gainsbourg. 15 ans après les râles d’extase de “Je t’aime… Moi non plus“, ses cris de plaisir (ou de douleur ?) enregistrés sur un dictaphone rythment “Love On The Beat“, en 1984. Tout au long de sa carrière, Serge Gainsbourg a chanté l’amour physique… et sans issue.