Gainsbourg provocateur ? Affirmatif !

En janvier 1980, Serge Gainsbourg provoque la colère des esprits conservateurs en reprenant “La Marseillaise“ en version reggae. Ce coup d’éclat n’est qu’un exemple parmi la longue liste de provocations et de scandales associés aux chansons de Serge Gainsbourg.

En 1966, le texte à double-sens des “Sucettes“ chanté par France Gall amuse les auditeurs complices, en même temps qu’il plonge la jeune chanteuse dans l’embarras. 

Parfois, Gainsbourg dérive également du côté de la scatologie, comme en témoignent des titres comme “La Poupée qui fait“ et “Des vents des pets des poums“, sur l’album Vu de l’extérieur, en 1973. 

L’année suivante, le concept-album Rock Around the Bunker exorcise l’horreur de la Deuxième guerre mondiale dans le bal parodique du “Nazi Rock“.

Serge Gainsbourg flirte ensuite avec le tabou de l’inceste dans “Lemon Incest“, interprété par sa fille Charlotte en 1984. “L’inceste, je l’ai effleuré, pas défloré“, déclare Gainsbourg au moment de la sortie de l’album Love On The Beat.

Trois ans plus tard, Gainsbourg est plus explicite que jamais dans son dernier album You’re Under Arrest avec le single “No Comment“.

Si Gainsbourg est un grand provocateur ? Affirmatif !